Dans le cadre du focus sur l’utopie, notre contributrice nous a envoyé ce témoignage. Elle y aborde les bouleversements qui se sont produits dans nos vies au cours des derniers mois. Ici, pas de rêves de grandeur ni d’argent. Juste un retour aux choses simples et dans le respect de la Nature.

 

Mon utopie : je parle de la Terre…

Mon utopie je l’ai touchée du doigt pendant le confinement, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Je pense à la Terre et non à la maladie qui a touché beaucoup de familles et les a parfois endeuillées.

Quand on me demande quelle est mon « UTOPIE », je parle de la Terre qui a pris un temps de pause.

illustration témoignage mon utopie, mes espoirs

Aux arbres, citoyens ! (Bleuet, Cléome et Sunpatiens)

 
Je parle de la Nature qui a pu respirer et retrouver un air plus pur ; d’un ciel sans traînées de kérosène ni chemtrails ; de l’eau des ports et des rivières qui est redevenue plus limpide. On y a même revu des poissons et des dauphins!
 
Je parle des animaux qui ont eu un sursis grâce à l’absence de l’homme. Ils ont repris possession de certains endroits que nous leur avons confisqués au mépris de leur espace vital fondamental.
 

Et nous?

 
Nous sommes redevenus locavores, privilégiant la proximité qui génère beaucoup moins de pollution tout en respectant le rythme naturel des saisons. 
 
Nous nous sommes aussi lancés, pour les plus chanceux qui étaient motivés et avaient un bout de terrain, dans l’expérience de cultiver notre jardin. Au sens propre. Et nous guettons impatiemment les fleurs fragiles qui se transforment doucement en magnifiques tomates juteuses et exquises, à n’en pas douter.
 
illustration témoignage mon utopie, mes espoirs

La preuve en image !

 

Mon utopie, mes espoirs

Plus de consumérisme acharné ni de nécessité de satisfaire des besoins créés de toute pièce pour faire marcher une économie artificielle. Économie qui s’occupe de nous remplir la tête d’impératifs supposés afin de satisfaire des envies immédiates et superficielles, nous empêchant de réfléchir à des besoins réels qui nécessiteraient moins d’énergie pour les produire. Nous préserverions ainsi nos ressources présentes et surtout futures!   
 
Mon utopie à moi, c’est que cette crise ait pu permettre de prendre conscience qu’un autre monde est possible, sans pour autant revenir en arrière de façon drastique. Simplement prendre conscience de la répercussion de nos choix pour la Terre et les générations futures. 
 
Vous avez dit « UTOPIE » ? 
 
Giai MINIETTI

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