Décryptage Superman

Superhero Day ~ Superman

Décryptage de la semaine

Est-ce un avion ? Est-ce un oiseau ? Non ! C’est le décryptage du O’ ! Au surlendemain du Superhero Day (28 avril), O’Parleur enfile la cape et le masque pour vous parler du premier super-héros[1] : Superman ! Dé-Krypton-s ensemble les origines d’un mythe beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.

Un super-héros dans le dictionnaire

Superman, par allusion au héros, s’emploie pour « homme doué de capacités surhumaines »[2]. Par extension, il s’agit d’un « homme qui domine tous ses semblables » (1949, Boris Vian, Charlie Parker, le superman du Jazz). On l’emploie souvent par ironie (jouer les supermen).

Le mot se compose du latin super-, « au-dessus, par-dessus » et de man « homme ». C’est une création anglaise (1903) pour traduire l’allemand Übermensch, employé par Nietzsche. En français, on emploie surhomme (1901, Lichtenberger). Il conserve au pluriel la forme anglaise supermen[3]. Rien de surprenant jusqu’à présent. Mais le décryptage a des révélations dignes de figurer en Une du Daily Planet !

 

Superman, un super… méchant !

Vous avez bien lu. La genèse de Superman se situe à Cleveland, dans l’Ohio en 1933. Nous devons le personnage à deux lycéens âgés de 17 ans : Jerome « Jerry » Siegel et Joseph « Joe » Shuster. En janvier, Siegel rédige une histoire courte, illustrée par son ami, qu’il publie dans son fanzine [magazine auto-publié par un passionné ou « fan »], Science Fiction.

Décryptage Superman
Jerry Siegel et Joe Shuster. Siegel n’est pas sans rappeler un certain Clark Kent…

 

Son titre ? Le règne du Superman. Le récit raconte l’histoire d’un vagabond, Bill Dunn, qui obtient des pouvoirs (télépathie, manipulation mentale, clairvoyance) après l’ingestion d’une drogue expérimentale. Il décide alors de mettre ses nouveaux dons au service… de lui-même ! Il se sert de ses dons pour s’enrichir et satisfaire ses moindres désirs. A la fin du récit, il perd ses pouvoirs et retourne à sa condition de vagabond. Bien mal acquis…

Le premier « Superman », qui ressemble davantage à Lex Luthor. Ironique.

 

Le fanzine de Siegel se vend mal et les deux amis commencent la production de bandes-dessinées, un secteur en plein essor et plus lucratif.

 

Faire le mal, ça vend mal. Faire le bien, ça vend… pas mieux !

Les auteurs gardent le concept de Superman et le retravaillent. Ils remarquent que les BD mettant en scène des méchants (cf. Fu Manchu) se vendent moins bien que les récits héroïques. C’est donc décidé : Superman sera un héros[4].

S’inspirant toujours de Bill Dunn, le protagoniste est cette fois le cobaye d’un scientifique peu scrupuleux. Au terme d’une expérience, le malfaisant transforme le héros en surhomme. En lieu et place de pouvoirs psychiques, il développe une force surhumaine et une résistance aux balles. Les auteurs tiennent leur concept. Ils le présentent aux maisons d’édition… qui refusent les unes après les autres.

Les mois passent, les refus s’accumulent. Siegel pense qu’il faut un dessinateur plus « célèbre » que Shuster. Les deux amis se brouillent. Le scénariste trouve un nouveau dessinateur, Russel Keaton, et continue de peaufiner son héros. Dans le futur, la terre se meurt. Un homme envoie son enfant dans le passé (1935) où il est adopté par Sam et Molly Kent. L’enfant développe les pouvoirs susmentionnés, qu’il mettra cette fois au service de l’humanité. La nouvelle formule… ne se vend pas mieux. Keaton quitte l’aventure.

 

Des créateurs super… persistants !

Siegel et Shuster se réconcilient et reprennent le travail sur Superman. Clark Kent, journaliste veule et maladroit, est en fait Superman, surhomme qui œuvre pour la justice. A cette période, le personnage de Lois Lane voit également le jour. Cette journaliste opiniâtre et têtue est amoureuse du super-héros mais ignore Clark. On se rapproche de la formule connue.

En parallèle, les auteurs publient divers récits policiers et d’aventures pour la National Allied Publication… qui fait faillite en 1937. Mais la roue semble tourner. Les nouveaux propriétaires (futur DC Comics) sont séduits par le concept de Superman. Ils veulent bien le publier dans Action Comics #1… à condition que Siegel et Shuster renoncent à leurs droits d’auteur. Ne croyant plus au succès de Superman après tant de faux départs, ils cèdent leur création pour 130$ (environ 2400$ d’aujourd’hui).

 

Action Comics #1 : S comme… Succès ! (et Superman)

En avril 1938[5], Superman paraît enfin. Dans cette première aventure, le justicier sauve une innocente – injustement accusée de meurtre – de la chaise électrique, arrête un truand violent avec les femmes et affronte un industriel corrompu.

Le succès est immédiat, si bien qu’il éclipse les autres histoires publiées dans le recueil. C’est ainsi que Superman va devenir l’une des franchises les plus lucratives du XXe siècle (comics, cinéma, dessins animés, jouets, jeux vidéos…).

Il n’est pas le premier super-héros au sens strict du terme mais il est celui qui marquera les esprits et donnera naissance à tout un genre. Tout le monde connait son apparence, sa nature et ses pouvoirs. C’est une icône, qui dépasse les frontières.

Pour l’anecdote, Superman s’exporte en France dès 1939, sous le nom de… Yordi ! Le directeur de publication craignait en effet que le « surhomme » ne fasse mention à l’idéologie nazie. Ironique quand on sait que ses créateurs ont des origines juives et ont crée leur héros pour combattre toute forme de totalitarisme. Chez nos voisins belges, Superman apparaît pour la première fois dans Spirou n°9, sous le nom de « Marc, l’Hercule moderne » [6].

 

The Man of Steel… et de styles variés

Lors de sa première apparition, Superman est très différent du personnage que nous connaissons aujourd’hui. Nous avons aujourd’hui l’image d’Épinal du héros, véhiculée notamment par le film de 1978 avec l’éternel Christopher Reeve.

 

Et pourtant, dès le premier épisode, nous notons des différences flagrantes. Le héros a une cape rouge, un justaucorps et des bottes de couleur bleue. Il arbore sur le torse une plaque métallique jaune (rappelant le badge des policiers) marquée d’un « S ». Le rouge des bottes et du logo n’est visible que sur une publicité annonçant le prochain numéro.

Les différences ne s’arrêtent pas au costume emblématique. Superman est un colosse « capable de sauter sur une longueur de 1/8ème de mile » (environ 200 mètres) et sur une hauteur équivalente à vingt étages. Les auteurs risquent une analogie avec les sauterelles.

Superman est très fort, assez rapide pour dépasser une locomotive et il ne craint pas les balles.

Nous sommes plus proches du lutteur de foire (ou de l’Hercule) que du « Caped Crusader » (Croisé en Cape). Ici, il n’est nullement question de voler, de visions aux rayons X ou de rayons lasers sortant des yeux. Avec les origines du héros, il s’agit d’éléments qui seront ajoutés progressivement, souvent au désarroi des créateurs. Rapide tour d’horizon sur le sujet.

 

Superman, fils de… nulle part !

Krypton, Smallville, Metropolis… Tous ces lieux emblématiques n’existaient pas au départ !

Dans le premier épisode, la planète d’origine du héros est expédiée en une case. Il s’agit d’une planète « morte de vieillesse ».

Krypton n’est nommée qu’en 1939 dans Superman #1 et ses habitants apparaîtront graduellement à partir de 1948. Un temps considérée comme une planète jumelle de la terre (Adventures of Superman, 1941), puis située en orbite de Saturne (années 50), la Krypton moderne, planète extrasolaire orbitant autour du soleil rouge Rao, n’est généralisée qu’à partir des années 60. Soit plus de vingt-deux ans après la création du héros.

Il en va de même pour Metropolis, ville nommée d’après le film éponyme de Fritz Lang (1927). Dans Action Comics #11, Superman officie à… Cleveland, dans l’Ohio (tiens, tiens…). Le héros évoluera ensuite dans une ville indistincte, vraisemblablement dans l’état de New-York[7].

 

Quant à Smallville, où Clark Kent a passé son enfance, on mentionne son nom pour la première fois en 1950, accolé à celui de l’orphelinat où le héros est recueilli avant d’être adopté par les Kent (devenus Jonathan et Martha). Par extension, Smallville devient le nom de la ville où vit la famille Kent.

A noter : en 1953, Mapleville souhaite devenir la « cité officielle » du héros et bénéficier des retombées d’une telle renommée (Action Comics #179). Mais les habitants renoncent vite face aux « nuisances » du héros (dépassement du mur du son, attaques de méchants…). Rien ne vaut la douceur du foyer.

 

Merchandising, pubs et produits dérivés : le héros s’envole… et échappe à ses créateurs

Au fil des années et de son succès grandissant, Superman évolue, notamment sous la pression des produits dérivés à son effigie.

La grande popularité du dessin-animé de Max Fleisher (1941) va ainsi donner de nouveaux pouvoirs au héros. Insistant sur le dynamisme du personnage, celui-ci va devient capable de voler, de déplacer des planètes.

 

La Kryptonite, fameux talon d’Achille du fils de Krypton, est une invention de… la pub ! A l’origine, c’est un jouet baptisé Krypto-Raygun, un projecteur de diapositives (Action Comics #30). Les publicitaires affirment qu’il se compose de Kryptonite, un métal issu de la planète Krypton. Le terme est un élément purement marketing, censé tomber aux oubliettes. Mais il réapparaît de temps en temps.

En 1941, Siegel invente une histoire avec le K-Métal, minerai issu de Krypton faisant perdre ses pouvoirs à Superman. L’éditeur refuse ce projet mais pour une autre raison. En effet, le scénariste prévoyait de faire découvrir l’identité de Superman à Lois Lane. La demoiselle devra attendre 50 ans avant que l’éditeur ne valide l’idée…

L’idée de la Kryptonite nocive pour Superman sera validée dans le feuilleton radiophonique de 1943. L’éditeur fusionne le terme marketing et l’idée de Siegel (perte des pouvoirs). Elle apparaît enfin dans le comics en 1949, sous la forme d’une pierre rouge, avant de prendre l’aspect vert classique qui a perduré jusqu’à aujourd’hui.

 

Superman & Copyrights : vive le « Délit Pas Net » !

Les crispations entre les auteurs et l’éditeur sont de plus en plus grandes. En vérité, dès 1938, Siegel entre en conflit avec DC. L’aspect créatif et lucratif de Superman échappe progressivement au duo. Dès la première année, Siegel propose de créer les aventures de Superboy. L’éditeur refuse… et attend qu’il fasse son service militaire pour produire cette histoire avec d’autres auteurs.

Les années 40 verront Siegel se battre contre DC pour garder la main sur sa création. En 1948, désespéré, le scénariste menacera de se jeter du haut d’un gratte-ciel, affublé du costume de Superman. Si il ne se suicide pas, son geste alerte l’opinion sur la condition difficile des auteurs travaillant pour les toutes puissantes maisons d’édition. Un procès aura lieu la même année. Le jugement reconnaîtra Siegel et Shuster comme les propriétaires de Superman au détriment de DC. Mais les avocats de l’éditeur leur promettent qu’ils ne trouveront plus jamais de travail ailleurs. Effrayés, ils abandonnent donc Superman.

A partir de là, un nouvel responsable éditorial, Art Weisinger, reprend l’aspect créatif des titres Superman. C’est lui qui fait découvrir ses racines kryptoniennes au héros (Superman #61, 1949). En 1954, World’s Finest #69 complète l’héritage kryptonien du personnage avec le Testament de Jor-El (père biologique de Superman), qui inspirera grandement le film de 1978. « D’Hercule bondissant », Superman est devenu un super-héros extra-terrestre. Pour Siegel, c’est une trahison (de plus) et son héros est dénaturé.

 

Jerome Siegel : « Clark Kent, c’est moi »

Si nous pastichons Flaubert, c’est en écho à un facteur qui a toujours échappé à DC Comics. S’il y a un aspect financier dans le contrôle de Superman, il s’agit aussi d’une histoire personnelle.

Siegel a construit Superman en se basant sur sa vie. Au début, Clark vit à Cleveland. Son apparence se base celle de Walter Dennis, un journaliste amateur de science-fiction avec qui il correspondait régulièrement. Il s’inspire également du comédien burlesque Harold Lloyd. Celui-ci joue souvent un personnage de doux timide à lunettes, qui se laisse abuser, avant de se retourner contre ses persécuteurs et de triompher.

De g. à dr. : Jerry Siegel, Harold Lloyd, Clark Kent, George Reeves, Christopher Reeve. Comme un air de famille…

Lois Lane se base sur Lois Amster, une jeune femme dont Siegel était amoureux et à qui il n’a jamais osé déclarer sa flamme. Il comptait également faire vieillir et évoluer son personnage en même temps que lui, en se nourrissant de ses expériences personnelles. C’est pour cette raison qu’il voulait casser la « routine » et développer les relations entre Lois et Clark[8]. Mais tous ses choix allaient à l’encontre d’une franchise.

Jerry Siegel est mort en 1996 et ses héritiers ont repris la lutte contre DC. En comparaison, le combat entre Superman et Doomsday fait office de gentil crêpage de chignonsSuperman entrera dans le domaine public en 2033. De nouvelles batailles juridiques sont à prévoir.

 

Superman aujourd’hui

Superman est aujourd’hui une icône. Il a façonné et popularisé la figure super-héroïque telle que nous la connaissons aujourd’hui. Mais « Big Blue » est aussi un modèle. Bien loin de la caricature de « propagandiste états-unien » (cf. les comics des années 40), il est un symbole.

D’espoir d’abord. Créé dans la période d’entre-deux guerres, il symbolise cette période entre crainte et espérance de voir un monde meilleur se profiler. Lui-même baptisé « l’Homme de Demain » lors de l’exposition universelle de New York en 1940, il incarne un idéal de perfection. Celui d’un futur où l’humanité sera meilleure et aura un sens aigu de la justice. Il véhicule des valeurs positives et œuvre pour le bien commun.

 

Il est surtout un symbole de tolérance. Les parents des Siegel et Shuster sont des ashkénazes qui ont fui l’Europe en proie à l’antisémitisme pour s’installer aux États-Unis. Comme eux, Superman est un émigré. Malgré le rejet et la peur dont il peut faire l’objet, il choisit de se battre pour ce monde qui n’est pas le sien. Il va à l’encontre des préjugés et voit le bon qui est en nous. Il ne se bat pas pour une nation mais pour l’humanité sans distinction de couleur de peau, de religion ou de sexe. Superman mène un combat universel et désintéressé.

Peace on Earth, Alex Ross (1998)

Si la créature a échappé il y a longtemps à ses créateurs, leur héritage spirituel a survécu et continue d’exister aujourd’hui.

Hannibal LECTEUR, Super… modeste

 

En bonus : 75 ans de Superman résumés en quelques minutes !

 

Vidéo réalisée par DC Comics à l’occasion des 75 ans du héros (qui a aujourd’hui 83 ans si l’on s’en tient à la première édition de ses aventures).

 

Et si Superman était un %&#@ ??

Il n’est pas rare de moquer Superman pour son côté « boy-scout », qui affiche un sourire béat et des valeurs « cucul la praline ». Et SI il était méchant?

Les comics et divers médias ont exploré cette voie. Au sein de DC Comics, il y a d’abord Ultraman (1964). Alter-ego maléfique de Superman sur la Terre-3, c’est un tyran autoritaire et violent. Il existe des variantes en dessin animé (Lord Superman, Justice League) et en jeux vidéo (Injustice). Brandon Breyer, dans le peu inspiré Brightburn (2019), reprend beaucoup d’éléments du personnage.

N’oublions pas Bizarro (1958), clone imparfait de Superman. Bête et méchant, mais surtout très bête, c’est un « Superman inversé ». La Kryptonite le renforce, le « mal » est le « bien » pour lui, et inversement. A noter, dans la version animée de Superman : Red Son, uchronie où Kal-El a atterri en Russie, Bizarro est Superior Man, une version américaine de ce Superman soviétique. Cocasse et terrifiant à la fois.

Chez les concurrents, nous citerons Homelander (The Boys, 2006), sociopathe mégalomane et puéril. Il y a également Stormfront, un ersatz nazi de l’Homme de Demain.

Dans le comics Invincible (2002 + un dessin animé produit en 2021), Omni-Man est un meurtrier arrogant, manipulateur et menteur.

Z comme… Zéro !

Forcément, quand l’on a les pouvoirs de Superman et le tempérament d’un Hulk sous crystal-méth, ça fait mal. Âmes sensibles s’abstenir, la violence graphique est on ne peut plus explicite dans ces œuvres !

 

Quelques (super) lectures :

The death of Superman : Ils ont osé. En 1992, DC Comics a tué Superman ! Tous les médias en ont parlé. Outre son aspect spectaculaire (et un graphisme 90’s parfois un peu daté), une réflexion intéressante sur le statut des héros, leurs valeurs et le poids de leur héritage.

Kingdom Come : Dans un futur trouble, un pasteur a des visions de la fin du monde. En parallèle, Superman sort de sa retraite pour mettre au pas les nouveaux super-héros, plus violents et peu respectueux de l’humanité. Ce « choc des générations » va-t-il mener le monde à sa perte ? Mark Waid et Alex Ross à leur meilleur. D’ailleurs, Alex Ross a réalisé de très belles œuvres sur l’ensemble des super-héros, notamment sur l’âge d’or et les valeurs positives qu’ils véhiculent. Très intéressant à suivre[9].

Superman – Man of Steel : ou comment John Byrne a relancé et modernisé le héros, alors au plus bas dans les ventes, entre 1986 et 1988. Pour la première fois, l’intégralité de cet arc est en cours de publication en français.

All Star Superman : Lex Luthor a réussi a empoisonner l’Homme d’acier. Avant de mourir, ce dernier réalise douze travaux comme legs à l’humanité. Grant Morrison et Frank Quitely revisitent les exploits du héros dans un récit très référencé, hommage poignant au Silver Age des comics.

Superman Red Son : Et si Superman avait atterri en Russie ? Une uchronie de Mark Millar, Dave Johnson et Kilian Plunkett.

Identité secrète : Clark Kent vit dans notre monde, bien réel, et Superman y est un personnage de fiction. Kurt Busiek et Stuart Immonen livrent un véritable chant d’amour au personnage et à sa mythologie.

 

Notes et références

[1] Au sens moderne du terme. Nous n’oublions pas les figures mythologiques de l’antiquité, ni le Nyctalope (1911) de de Jean de la Hire, pour ne citer qu’eux.

[2] Superwoman (1981) est emprunté au mot anglo-américain correspondant, de woman « femme », nom d’une héroïne de bandes dessinées. Il fonctionne en français comme féminin (plus rare) de superman.

[3] Source : LE ROBERT, Dictionnaire historique de la langue française.

[4] In. Nemo: The Classic Comics Library #2, Supermen and kids with dreams. A rare interview with the creators of Superman : Jerry Siegel & Joe Shuster.  Tom Andrae, Geoffry Blum, and Gary Coddington, août 1983.

[5] Astuce d’éditeur : la couverture indique « juin 1938 » pour que le comics reste plus longtemps sur les étals des vendeurs de journaux.

[6] In. Le Temps, Superman, aux confins du mythe, Romain Meyer, 4 août 2018.

[7] New-York inspirera d’ailleurs beaucoup de villes super-héroïques, Gotham City (Batman) étant la première. Et de nombreux héros Marvel opèrent dans cette ville.

[8] Comic Box 6, Superman, la construction d’un mythe, Xavier Fournier, Juin/Juillet 2006.

[9] La page Youtube d’Alex Ross (VO uniquement).

Retrouvez notre précédent Décryptage → Le coup du père François

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