Pour une écosophie
Illustration, billet citoyen pour une écosophie

Pour une écologie responsable

L’écologie doit devenir une écosophie[1]

Autrement dit, la conviction écologique doit opérer sa mue en passant de la posture intellectuelle à l’art de vivre. L’urgence climatique nécessite la mise en branle d’une véritable révolution copernicienne conceptuelle de notre rapport au monde. Nous devons substituer aux valeurs anthropocentristes surannées et archaïques, l’humilité de notre dépendance à notre écosystème constitutif d’un tout dont nous ne sommes qu’une simple composante.

C’est pourquoi il est aujourd’hui nécessaire de penser, de construire et de pratiquer une écologie responsable et raisonnée. Sensibiliser les citoyens c’est bien, responsabiliser les entreprises c’est mieux. Les entreprises et la consommation sont les principaux pourvoyeur du dérèglement climatique. Pour ce faire nos habitudes de consommation doivent s’adapter au nouveau paradigme écologique auquel nous sommes confrontés aujourd’hui. Il est donc de la responsabilité des puissances économiques d’être la pointe de diamant des changements de demain par l’innovation et la mise sur le marché de biens de consommation écologiquement alternatifs, viables et pérennes. Il n’est pas du ressort du consommateur d’endosser la culpabilité des produits qu’il achète mais aux entreprises et aux Etats en raison des pouvoirs de suggestion, de régulation et de production qu’ils possèdent, d’assumer l’impact écologique et moral des produits diffusés sur le marché.

Détruisez les sources de tentation aux vices et vous deviendrez vertueux.

Pistes de réflexion :

Augmentation de notre taux de recyclage des déchets : taux de recyclage en France = 35% (2014) ; Taux de recyclage en Allemagne = 64% (2014)
Crédit d’impôt écologique : distribué aux entreprises écologiquement innovantes et vertueuses.

Agriculture biologique : augmenter les surfaces agricoles biologiques.
Interdiction définitive du Glyphosate : Fortes suspicions d’être un cancérogène impactant une large partie de la population mondiale. Cependant le Glyphosate peut être métaphoriquement considéré comme l’arbre qui cache la forêt puisqu’il représente une partie marginale des produits phytosanitaires aujourd’hui utilisés dans l’agriculture conventionnelle. Ainsi, 80 % de l’ensemble des produits en usage qui sont à base de souffre ne font pour le moment l’objet d’aucune médiatisation et d’aucune concertation politique.
Taxer les produits des entreprises polluantes : surtaxer les produits des entreprises polluantes. Versement de l’intégralité des recettes issues de la taxe au développement et au soutien économique des produits alternatifs écologiquement viables.
Prime à l’achat sur les produits reconditionnés : octroie de primes pour l’achat de produits technologiques reconditionnés.
Durcissement du marché des quotas d’émission (droit d’émissions) : retirer des titres de droit à polluer sur le marché des quotas d’émission afin de créer une inflation systémique du prix des droits à polluer.
⦁ Consigne en verre obligatoire : réintroduire la consigne dans les surfaces de vente de produits alimentaires.

 

A.M.M

 

[1] Ecosophie : Concept théorisé par le philosophe Arne Næss qui invite au renversement de la doctrine anthropocentriste.

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