rue parisienne
Illustration du billet art

Art ~ Cité internationale des arts

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un spot éphémère situé Place Dalida – 15 rue de l’Abreuvoir à Paris, ouvert gratuitement au public du 28 juin au 29 juillet. Il s’agit de la Cité Internationale des arts, résidence d’artiste qui nous ouvre ses portes pendant 1 mois. Nous avons alors le plaisir d’y découvrir une jolie maison, avec son jardin perché sur les buttes Montmartre, espace convivial consacré à l’art, rebaptisé « La Villa Extraordinaire » pour l’occasion et imaginé par l’agence Wild Buzz avec le concours de Leboncoin.

Petit point historique, la Cité internationale des arts a été créée en 1965 et a pour but d’accueillir des artistes de tous les horizons et tous les pays en résidence. Sur Paris, la Cité internationale des arts regroupe deux sites : le premier se trouve dans le Marais, quant au second, sujet de ce billet, à Montmartre. Ces résidences sont avant tout des lieux de partage et de rencontre entre les artistes, les professionnels de l’art et le public. Véritable vivier d’esprit créatif mis au service de la cause écologique il m’était impossible de ne pas aller profiter de cette opportunité !

Revenons à présent sur ce lieu éphémère. Il s’agit là aussi d’une exposition de type immersive et sensorielle (cf. article précédant « L’art immersif ») qui prône la réutilisation des objets du quotidien et leur transformation en lieu et place du gaspillage. Pour ce faire, des objets du quotidien, achetés sur le site éponyme Leboncoin, se voient donner une seconde vie grâce à leur revisite par des artistes contemporains. Cela illustre à mon sens l’une des théories artistiques selon laquelle l’art est partout autour de nous et qu’il suffit parfois d’une bonne idée pour redonner vie à des objets « perdus » dans un emploi complètement différent de leur usage primaire.

Cette villa extraordinaire s’étale sur 3 étages et comporte 10 pièces à découvrir sur des thèmes visuels et musicaux différents. On passe par « La Chambre des Lumières » une salle tout en rose imaginée par Eric Michel, dans une « Canopé » verdoyante sur les sons de Polo&Plan, on peut également faire un saut dans la piscine, ou un voyage statique en montgolfière la tête dans les nuages ! Tout au long de ce parcours, vous trouverez dans les différentes salles un petit défi photo vous permettant de gagner différents lots. A titre d’exemple, il vous est proposé, dans la Canopé, de faire la photo la plus extraordinaire pour tenter de gagner un vinyle de Polo&Plan dédicacé ; dans la salle de la piscine réaliser la photo la plus originale en échange d’un week-end en château.

Petit point ici sur l’artiste Eric Michel. Il a étudié les arts plastiques et la musique à l’Ecole d’Art Martenot. Bien qu’initialement attiré par la musique (allant du classique à l’underground), vers les années 1980 il revient à la peinture et la sculpture. Aujourd’hui il est possible de constater qu’Eric Michel ne se limite plus à ces seuls mediums artistiques mais utilise tous ceux à sa disposition (peinture, sculpture, photographie vidéo, musique…). Il a participé à de nombreuses expositions (en tant qu’artiste) allant de la biennale d’art contemporain de Kawasaki au Japon, en passant par l’Edition de Nuit Blanche à Paris, le Musée d’art contemporain de Shanghai etc. Eric Michel s’inscrit dans le courant artistique contemporain et est souvent apparenté au courant minimaliste hérité des modernistes. Toutefois dans certaines interviews, il a expliqué se sentir plus porche d’Yves Klein (voir billet « Art » de Yasmina Reza) eu égard à la sensibilité de ses œuvres.

Mais alors qu’est-ce que le courant minimaliste auquel on le rattache en quelques mots ? Il s’agit d’un mouvement inclus dans celui, plus vaste, de l’art contemporain. Il nait au début des années 1960 en opposition aux tendances figuratives tel que le Pop Art. Les minimalistes s’estiment être les héritiers du modernisme et se veulent les représentants de la maxime de Mies Van der Rohe « less is more ». Leur ligne directrice est de privilégier le dépouillement, la réduction et la neutralité. Ils ambitionnent, comme l’avait amorcé Malévitch (voir l’article « Art de Yasmina Reza »), de libérer la peinture de toute représentation symbolique et figurative. On reconnait les œuvres de ce courant par leur grande simplicité, l’utilisation de deux ou trois couleurs seulement et de formes primaires telles que des ronds, lignes ou carrés.

Mais revenons à présent au sujet de notre billet ! Á côté des 10 salles dont nous parlions plus haut, vous pouvez également accéder, par une passerelle, à un jardin ouvert pour la première fois au public et aménagé de façon très chaleureuse. On y trouve de grands matelas posés sur des sommiers en bois sur lesquels il est possible de s’étendre et boire un verre, des petites tables avec les petites chaises d’école d’antan pour manger un morceau, le tout dans une ambiance de partage et de bonne humeur.

Enfin derrière ce jardin, accessible par un petit chemin, nous accédons à « La Forêt », petit lieu bucolique lui aussi revisité pour l’occasion !  Je conseille vivement de s’y rendre en fin de soirée pour profiter de l’effet magique du jardin illuminé par des guirlandes d’ampoules !

Ce lieu pour moi est un lieu « gagnant » à ne pas manquer par sa capacité à mettre l’art à portée de main, à le rendre ludique pour les petits comme les grands, romantique (le jardin est vraiment à tester de nuit) et écologique !

 

Retrouvez notre précédent billet d’art→ L’art immersif

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